Rééquilibrer un portefeuille qui a dérivé
Mesurez dans un tableur la dérive d’un portefeuille 60 / 30 / 10, calculez les ordres pour revenir à la cible, puis le versement qui évite de vendre.
Vos objectifs
0 sur 5Vérifiés en direct pendant que vous remplissez le tableur.
War Room
Faites l’exercice à plusieurs : chacun voit les curseurs et les saisies des autres en direct.
Il y a trois ans, Karim a choisi une répartition simple : 60 % d’actions, 30 % d’obligations, 10 % de monétaire. Depuis, il n’a rien touché. Les actions ont bien monté, les obligations un peu moins : son portefeuille ne ressemble plus à ce qu’il avait décidé.
Le tableur à droite reprend ses trois lignes. Remplissez les cellules encadrées en bleu, avec un nombre ou une formule comme =B2/B5. Une part peut s’écrire 0,65 ou 65 % : la feuille l’affiche en pourcentage.
1.Mesurer la dérive
Part d’une classe = Valeur de la classe ÷ Valeur totale
La ligne 16 calcule l’écart des actions en points. Une règle courante : n’agir qu’au-delà de 5 points d’écart, pour ne pas multiplier les frais.
2.Revenir à la cible en vendant
Pour chaque classe, le montant cible est la valeur totale multipliée par la part visée. L’ordre à passer est la différence avec ce qu’on détient.
Ordre = Valeur totale × Part cible − Valeur détenue
Un ordre négatif est une vente, un ordre positif un achat. Ce qu’on vend d’un côté finance ce qu’on achète de l’autre : la somme des trois ordres doit être nulle (ligne 23).
3.Ou sans rien vendre
Vendre a un coût : des frais, et sur un compte-titres, de l’impôt sur les plus-values. L’autre façon de faire est de verser de l’argent frais sur ce qui est en retard. Combien faut-il verser pour que les 15 600 € d’actions ne pèsent plus que 60 % ?
Nouvelle valeur totale = Actions ÷ Part cible des actions
Le versement est la différence entre cette nouvelle valeur totale et la valeur actuelle. Reste à le répartir : les obligations doivent atteindre 30 % de la nouvelle valeur totale.
Les leçons à revoir
Contenu pédagogique et général : il ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée. Investir comporte un risque de perte en capital ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures.