Valoriser une entreprise par DCF
Actualisez cinq ans de flux de trésorerie, ajoutez la valeur terminale et passez de la valeur d’entreprise au prix d’une action, puis comparez-le au cours.
Vos objectifs
0 sur 4Vérifiés en direct pendant que vous remplissez le tableur.
War Room
Faites l’exercice à plusieurs : chacun voit les curseurs et les saisies des autres en direct.
Verdane Logiciels, une société fictive, cote 18 €. Un analyste vous transmet ses prévisions de flux de trésorerie pour les cinq prochaines années. Votre mission : construire le DCF dans le tableur à droite et dire si l’action est chère ou bon marché.
Remplissez les cellules encadrées en bleu, avec un nombre ou une formule comme =B7/(1+B2)^2. Les montants sont en millions d’euros.
1.Actualiser les flux
Un euro reçu dans cinq ans vaut moins qu’un euro aujourd’hui. On ramène chaque flux à sa valeur actuelle avec le taux d’actualisation, ici le coût moyen pondéré du capital (CMPC) de 9 %.
Valeur actuelle = Flux de l’année n ÷ (1 + taux)^n
La ligne 13 vous montre le calcul pour l’année 1. Faites de même pour les années 2 à 5, en changeant l’exposant, puis additionnez.
2.La valeur terminale
Verdane ne s’arrêtera pas dans cinq ans. Au-delà, on suppose une croissance modeste et constante, et la formule de Gordon résume tous les flux suivants en un seul montant :
Flux de l’année 6 = Flux de l’année 5 × (1 + croissance)
Valeur terminale = Flux de l’année 6 ÷ (taux − croissance)
3.De la valeur d’entreprise à l’action
La somme des flux actualisés et de la valeur terminale actualisée donne la valeur d’entreprise : ce que vaut l’activité, pour tous ceux qui la financent.
Capitaux propres = Valeur d’entreprise − Dette nette
Les prêteurs sont servis avant les actionnaires : on retire la dette nette, puis on divise par le nombre d’actions.
Marge de sécurité = (Valeur par action − Cours) ÷ Valeur par action
4.Avant de conclure
Changez le taux en B2 dans votre tête : à 10 % au lieu de 9 %, la valeur par action tombe nettement. Demandez à l’Orbe quelle part de la valeur vient de la valeur terminale : c’est souvent plus des deux tiers. Un DCF ne vaut que ce que valent ses hypothèses.
Les leçons à revoir
Contenu pédagogique et général : il ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée. Investir comporte un risque de perte en capital ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures.