Programme du parcours 0/10
Entre 2018 et 2022, les réseaux sociaux français se remplissent de vidéos qui vantent des formations au trading, des sites de paris sur les devises ou des cryptomonnaies inconnues. Souvent, rien n’indique que l’influenceur est payé. Beaucoup d’abonnés, souvent jeunes, perdent de l’argent.
1.Des premières sanctions
En 2021, la répression des fraudes (DGCCRF) inflige une amende de 20 000 € à une influenceuse très suivie, qui avait fait la promotion d’un site de formation au trading de bitcoins sans dire qu’elle était payée. Une enquête publiée début 2023 par la même administration relève des manquements chez six influenceurs contrôlés sur dix : publicité cachée, produits dangereux, promesses trompeuses.
2.Un débat qui monte
À l’automne 2022, plusieurs personnalités dénoncent publiquement les « influvoleurs » qui vendent à leurs abonnés des produits douteux. Des députés de bords différents déposent une proposition de loi. Elle est adoptée à l’unanimité du Parlement.
3.Ce que dit la loi du 9 juin 2023
| Règle | Ce que cela veut dire |
|---|---|
| Transparence | La mention « publicité » ou « collaboration commerciale » est obligatoire, visible pendant toute la vidéo |
| Produits financiers | Interdiction de promouvoir la plupart des produits financiers risqués et les prestataires en cryptoactifs non enregistrés auprès de l’AMF |
| Images retouchées | Un filtre ou une retouche doit être signalé |
| Responsabilité | L’agence et la marque répondent aussi des manquements |
| Sanctions | Jusqu’à deux ans de prison et 300 000 € d’amende |
4.Ce que ce cas enseigne
- Une recommandation sur les réseaux sociaux est souvent une publicité, même quand elle ressemble à un conseil d’ami.
- La loi ne vérifie pas tout à votre place. Elle interdit certaines promotions, mais des comptes basés à l’étranger continuent de les publier.
- Les bons réflexes restent les mêmes : chercher la mention « publicité », vérifier l’agrément sur les registres officiels, et se méfier de tout gain promis sans risque.