Lexique
Les mots de la finance
Les 125 termes définis dans les leçons, avec la leçon qui les explique. Dans les cours, un mot souligné en pointillé ouvre sa définition.
A
- Allocation d’actifs
La répartition d’un portefeuille entre grandes classes d’actifs, par exemple 60 % d’actions, 30 % d’obligations et 10 % de monétaire. On parle d’allocation stratégique quand elle est fixée pour toute la durée du projet.
Expliqué dans L’allocation d’actifs, la décision qui compte le plus (Construire son portefeuille)
- Antisélection
Le risque de traiter de préférence avec ceux qui en savent plus que vous. C’est la raison principale pour laquelle la fourchette existe : elle paie le teneur de marché pour les pertes subies face aux clients mieux informés.
Expliqué dans Liquidité et tenue de marché (Finance de marché)
- Appel de marge
Demande du courtier de remettre de l’argent quand les pertes ont trop entamé la garantie déposée. Si vous ne le faites pas, il vend vos positions au prix du moment, souvent au pire moment.
Expliqué dans Levier, liquidité, change : les risques qu’on ne voit pas (Gérer son risque et tester une stratégie)
- Arrêt d’urgence (kill switch)
Un interrupteur, manuel ou automatique, qui coupe tout d’un coup : il annule les ordres en attente, empêche tout nouvel ordre et, selon le réglage, ferme les positions. Il doit fonctionner même quand le reste du programme est en panne.
Expliqué dans Passer au réel : exécution et garde-fous (Du signal au robot : le trading algorithmique)
- ATR (Average True Range)
La moyenne, sur un nombre de séances donné (souvent 14), de l’amplitude réelle de chaque séance : le plus grand écart entre le plus haut, le plus bas et la clôture de la veille. Il mesure l’agitation habituelle d’un titre, en euros par action.
Expliqué dans Écrire des règles sans ambiguïté (Du signal au robot : le trading algorithmique)
B
- Backtest
La simulation d’une stratégie sur des données historiques : on applique ses règles jour après jour, comme si on avait été là, et on mesure le résultat.
Expliqué dans Tester une stratégie : backtest et paper trading (Gérer son risque et tester une stratégie)
- Besoin en fonds de roulement (BFR)
L’argent immobilisé par l’exploitation (working capital) : ce que l’entreprise avance en stocks et en crédit à ses clients, moins le crédit que lui accordent ses fournisseurs.
Expliqué dans Le bilan : ce que l’entreprise possède et ce qu’elle doit (Lire les comptes d’une entreprise) et Trésorerie et besoin en fonds de roulement (La finance pour les managers)
- Bêta
Une action de bêta 1,2 a, en moyenne, monté de 12 % quand le marché montait de 10 %, et baissé d’autant dans l’autre sens. Un bêta se mesure sur les cours passés : il change avec la période choisie, et il est très imprécis pour une action isolée.
Expliqué dans Le coût du capital : d’où vient le taux d’actualisation (Valoriser une entreprise)
- Biais domestique
La tendance à investir surtout dans les entreprises de son propre pays, parce qu’on les connaît. La France pèse environ 3 % de la capitalisation boursière mondiale : un portefeuille 100 % CAC 40 est un pari très concentré.
Expliqué dans Les erreurs de portefeuille qui coûtent cher (Construire son portefeuille)
- Bid, ask et spread
Le bid est le meilleur prix proposé par un acheteur ; l’ask est le meilleur prix demandé par un vendeur. L’écart entre les deux s’appelle le spread. Si vous achetez immédiatement, vous payez l’ask ; si vous vendez immédiatement, vous recevez le bid.
Expliqué dans Comment fonctionne une bourse (Comprendre la bourse)
C
- Capacité et tolérance au risque
- La capacité de risque est ce que votre situation financière vous permet de perdre sans compromettre vos projets : stabilité des revenus, épargne de précaution, charges, horizon. C’est une mesure objective, qui se calcule.
- La tolérance au risque est ce que vous êtes capable de supporter psychologiquement : voir votre épargne baisser de 20 % sans perdre le sommeil ni tout vendre. C’est une mesure subjective, qui se découvre souvent pendant une crise.
Expliqué dans Définir ses objectifs et son profil de risque (Construire son portefeuille)
- Capitaux employés
Ce que l’activité mobilise pour tourner : les immobilisations plus le BFR. On retrouve le même montant côté financement : capitaux propres plus dette nette. Pour Alpha, 65 + 15 = 80 M€, et 60 + 20 = 80 M€.
Expliqué dans Les ratios clés de l’analyste (Lire les comptes d’une entreprise)
- Chambre de compensation
L’organisme qui se place entre l’acheteur et le vendeur et garantit que chaque transaction sera bien réglée. Plus les cours sont volatils, plus elle demande de garanties aux courtiers.
Expliqué dans GameStop, janvier 2021 : anatomie d’un short squeeze (Comprendre la bourse)
- Comptes consolidés
Les comptes du groupe entier, comme si la société mère et toutes ses filiales ne formaient qu’une seule entreprise. Ce sont eux que l’investisseur lit, plutôt que les comptes de la seule société mère.
Expliqué dans Lire un rapport annuel en une heure (Lire les comptes d’une entreprise)
- Concentration
La part du portefeuille qui dépend d’une seule source de risque : une action, un secteur, un pays, une devise. Un portefeuille de dix valeurs technologiques américaines est concentré, même s’il compte dix lignes.
Expliqué dans Corrélation et concentration : quand tout baisse ensemble (Gérer son risque et tester une stratégie)
- Consensus
La prévision moyenne ou médiane des économistes interrogés avant une publication. Elle figure dans la colonne « attendu » ou « prévision » du calendrier.
Expliqué dans Lire le calendrier économique (Macroéconomie et marchés)
- Contrat à terme
Un engagement d’acheter ou de vendre une quantité fixée d’un actif, le sous-jacent, à un prix décidé aujourd’hui, à une date future appelée échéance. On dit aussi future ; il se négocie sur un marché organisé.
Expliqué dans Les contrats à terme : le levier à double tranchant (Options, futures et volatilité)
- Contrat d’échange sur rendement total
Un contrat par lequel une banque verse à son client tout ce que rapporte une action (hausse et dividendes), et le client verse à la banque la baisse et des intérêts. Le client profite de l’action sans la posséder, et sans la payer en entier : c’est du levier.
Expliqué dans Archegos, mars 2021 : la concentration cachée (Gérer son risque et tester une stratégie)
- Corps et mèches
Le corps relie l’ouverture et la clôture : vert (ou blanc) si la clôture est au-dessus de l’ouverture, rouge (ou noir) dans le cas contraire. Les mèches montrent jusqu’où le prix est monté et descendu pendant la période.
Expliqué dans Lire un graphique boursier (Comprendre la bourse)
- Corrélation
La tendance de deux placements à évoluer dans le même sens. Diversifier, c’est associer des placements faiblement corrélés.
Expliqué dans Diversifier : ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier (Les bases de l’investissement) et Corrélation et concentration : quand tout baisse ensemble (Gérer son risque et tester une stratégie)
- Cotisations patronales
Ce que l’employeur verse en plus du salaire brut pour la retraite, l’assurance maladie, le chômage, la formation. Au-dessus d’environ deux fois le SMIC, elles représentent souvent 40 à 45 % du brut ; près du SMIC, des allègements de cotisations les réduisent fortement.
Expliqué dans Ce que coûte vraiment une équipe (La finance pour les managers)
- Cours plancher
Un niveau de change qu’une banque centrale s’engage à défendre. Tant qu’elle achète sans limite, le cours ne peut pas descendre en dessous. Mais elle peut toujours décider d’arrêter.
Expliqué dans 15 janvier 2015 : la Suisse lâche son plancher et le franc s’envole (Macroéconomie et marchés)
- Coût direct
Une dépense qu’on peut rattacher sans hésiter à un produit ou à un client : la matière d’un meuble, les heures d’un consultant sur une mission.
Expliqué dans Qui gagne vraiment de l’argent ? Coûts complets et frais généraux (La finance pour les managers)
- Coût irrécupérable
Une dépense déjà faite qu’aucune décision future ne fera revenir. Les milliards investis dans l’A380 l’étaient, que le programme continue ou non. La seule question utile, chaque année, était : les ventes à venir couvriront-elles les coûts à venir ?
Expliqué dans L’A380 d’Airbus : un investissement géant face à un marché qui a changé (La finance pour les managers)
- Croisement de moyennes mobiles
Quand une moyenne courte passe au-dessus d’une moyenne longue, on y voit un signe de hausse ; l’inverse, un signe de baisse. Ces signaux arrivent toujours en retard, puisqu’ils sont calculés sur le passé.
Expliqué dans Les indicateurs techniques : moyennes mobiles, RSI, MACD, ATR (Comprendre la bourse)
- Croissance organique
La hausse du chiffre d’affaires à périmètre et taux de change constants : on recalcule l’année précédente avec les mêmes sociétés et les mêmes cours de change, pour ne garder que l’effet du métier. On dit aussi croissance à données comparables.
Expliqué dans Lire la croissance : organique, change et acquisitions (Lire les comptes d’une entreprise)
- Croissance réelle
La hausse du PIB une fois retiré l’effet de la hausse des prix. Quand l’inflation est de 4 % et le PIB en euros courants monte de 5 %, la croissance réelle n’est que d’environ 1 %. C’est elle que publient les instituts statistiques.
Expliqué dans PIB, croissance et emploi : ce que mesure l’économie (Macroéconomie et marchés)
D
- Décennie perdue
Une période de dix ans au bout de laquelle un indice d’actions n’a rien rapporté, ou a perdu de l’argent. Elle est rare, mais elle arrive : aux États-Unis, la décennie 2000-2010 en est l’exemple le plus récent.
Expliqué dans La décennie perdue : acheter au sommet de mars 2000 (Les bases de l’investissement)
- Décote de holding
L’écart entre l’ANR par action et le cours de la holding. Il est fréquent qu’une holding cote nettement sous la valeur de ce qu’elle détient : les investisseurs y paient des frais en plus, ne choisissent pas les participations, et ne peuvent pas forcer leur vente.
Expliqué dans Banques, jeunes pousses, holdings : valoriser les cas difficiles (Valoriser une entreprise)
- Déficit et dette
Le déficit est ce qui manque une année donnée : dépenses moins recettes. La dette est le stock accumulé de tous les déficits passés, pas encore remboursés. Un déficit, même en baisse, fait encore monter la dette.
Expliqué dans Dette publique et budget de l’État : quand les marchés s’inquiètent (Macroéconomie et marchés)
- Dépôt de garantie
Une somme versée au propriétaire pour couvrir d’éventuels dégâts ou loyers impayés. Il doit être rendu dans le mois qui suit le départ si l’état des lieux de sortie est conforme à celui d’entrée, dans les deux mois sinon.
Expliqué dans Se loger : bail, garant et aides (L’argent au quotidien)
- Dépréciation
Une baisse de valeur inscrite dans les comptes quand un actif, ici des revenus attendus sur des contrats, vaut moins que ce qu’on avait compté. Elle ne fait pas sortir d’argent ce jour-là : elle révèle que l’argent attendu ne viendra pas.
Expliqué dans Janvier 2018 : Carillion, un géant du BTP tué par sa trésorerie (La finance pour les managers)
- Dérive du portefeuille
L’écart qui se creuse entre la répartition cible et la répartition réelle, parce que les classes d’actifs n’évoluent pas au même rythme.
Expliqué dans Rééquilibrer son portefeuille (Construire son portefeuille)
- Désensibilisation
La baisse progressive de la part des placements risqués à mesure que l’échéance approche. Sur un PER en gestion pilotée, elle suit une grille encadrée par la loi : plus la retraite est proche, plus la part de placements peu risqués doit être grande.
Expliqué dans Gestion libre ou pilotée : moins de risque à l’approche du but (Épargne salariale et retraite)
- Dividende
La part des bénéfices qu’une entreprise reverse à ses actionnaires, en général une à quatre fois par an. Rien ne l’oblige à en verser, ni à maintenir le même montant.
Expliqué dans Actions, obligations, ETF : les briques de base (Les bases de l’investissement)
- Division d’action
L’entreprise remplace chaque action par plusieurs actions de moindre valeur. Avec une division par 4, une action à 400 € devient 4 actions à 100 €. La valeur totale détenue ne change pas.
Expliqué dans Dividendes, divisions et augmentations de capital (Comprendre la bourse)
- Document d’informations clés (DIC)
Une fiche de trois pages au maximum, au format imposé dans toute l’Union européenne, qui décrit un produit d’investissement : ce qu’il fait, son risque, ses frais, la durée de détention recommandée. On l’appelle aussi KID, son nom anglais.
Expliqué dans Lire la fiche d’un placement : le document d’informations clés (Les bases de l’investissement)
- Données à date (point-in-time)
Des données qui restituent, pour chaque jour du passé, exactement ce qui était connu ce jour-là : les cours, les comptes déjà publiés, la composition de l’indice à cette date. C’est la seule base honnête pour un backtest.
Expliqué dans Les pièges du backtest, vus de près (Du signal au robot : le trading algorithmique)
- Droit préférentiel de souscription
Le droit donné aux actionnaires existants d’acheter en priorité les nouvelles actions, en proportion de ce qu’ils détiennent. Il se négocie en bourse pendant l’opération ; ne rien faire peut faire perdre sa valeur.
Expliqué dans Dividendes, divisions et augmentations de capital (Comprendre la bourse)
- Duration
La sensibilité d’une obligation ou d’un fonds obligataire aux taux. En première approche, avec une duration de 7, une hausse des taux de 1 point fait baisser le prix d’environ 7 %.
Expliqué dans La partie prudente : obligations, fonds en euros et monétaire (Construire son portefeuille) et 2022 : l’année où les obligations n’ont pas amorti la chute (Construire son portefeuille)
E
- EBITDA
Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation and Amortization : le résultat avant intérêts, impôt et amortissements. En comptabilité française, l’indicateur le plus proche est l’excédent brut d’exploitation (EBE).
Expliqué dans Le compte de résultat : de la vente au bénéfice (Lire les comptes d’une entreprise)
- Écart de suivi (tracking difference)
La différence de performance entre l’ETF et son indice sur une année. Elle inclut les frais, mais aussi les coûts de transaction, la fiscalité des dividendes étrangers et les petits revenus du fonds. Un écart proche de zéro est le signe d’un ETF bien géré.
Expliqué dans Choisir un ETF : ce qu’il faut regarder (Construire son portefeuille)
- Effet de disposition
La tendance à vendre trop vite les placements gagnants, pour « encaisser », et à garder trop longtemps les perdants, en espérant qu’ils remontent. C’est exactement l’inverse de la règle « coupez vos pertes, laissez courir vos gains ».
Expliqué dans Les biais qui font perdre les investisseurs (Gérer son risque et tester une stratégie)
- Effet de levier
Emprunter à 5 % pour financer un projet qui rapporte 12 % augmente la rentabilité des capitaux des actionnaires. L’inverse est vrai aussi : si le projet rapporte moins que le coût de la dette, le levier creuse les pertes. Et les intérêts sont dus même les mauvaises années.
Expliqué dans Financer l’entreprise : autofinancement, dette et capital (La finance pour les managers) et Levier, liquidité, change : les risques qu’on ne voit pas (Gérer son risque et tester une stratégie)
- Épargne de précaution
Une réserve d’argent disponible immédiatement, sans risque de perte, destinée aux imprévus. On conseille souvent l’équivalent de trois à six mois de dépenses courantes.
Expliqué dans Épargner, investir, spéculer : quelle différence ? (Les bases de l’investissement) et Faire son budget, et s’y tenir (L’argent au quotidien) et Livret A, PEE, PER, assurance-vie, PEA : où placer quoi ? (Épargne salariale et retraite)
- Espérance de gain
Le gain moyen attendu par opération : (part des gagnants × gain moyen) − (part des perdants × perte moyenne). Positive, la stratégie gagne de l’argent sur la durée ; négative, elle en perd, quel que soit son taux de réussite.
Expliqué dans Espérance de gain, stops et coupe-circuit (Gérer son risque et tester une stratégie)
- €STR
Le taux à un jour des emprunts sans garantie entre banques de la zone euro, publié chaque matin par la BCE depuis octobre 2019. Il suit de près le taux que la BCE verse sur les dépôts des banques, et sert de référence à de nombreux contrats.
Expliqué dans Le marché monétaire et le marché des changes (Finance de marché)
F
- Flux de trésorerie disponible
L’argent que l’activité dégage après les impôts et les investissements nécessaires pour continuer à tourner et à croître (free cash flow en anglais). Calculé avant les intérêts, il revient à l’ensemble des financeurs : son actualisation donne donc une valeur d’entreprise.
Expliqué dans Le DCF : actualiser les flux de trésorerie (Valoriser une entreprise)
- Fonds monétaire
Un fonds qui place l’argent à très court terme : bons du Trésor, titres de créance des banques et des entreprises, pensions livrées. Les épargnants et les trésoriers d’entreprise s’en servent comme d’un compte à peine mieux rémunéré, en pensant qu’il ne peut pas baisser. Le 16 septembre 2008, un fonds a montré le contraire.
Expliqué dans Septembre 2008 : la faillite de Lehman Brothers gèle le marché monétaire (Finance de marché)
- Frais généraux
Les dépenses communes à toute l’entreprise : loyer du siège, direction, comptabilité, informatique. Pour connaître le coût complet d’un produit, il faut les répartir avec une clé de répartition.
Expliqué dans Qui gagne vraiment de l’argent ? Coûts complets et frais généraux (La finance pour les managers)
- Franchise
La part du sinistre qui reste à votre charge. Une franchise élevée fait baisser le prix de l’assurance, mais coûte plus le jour d’un accident.
Expliqué dans S’assurer sans payer pour rien (L’argent au quotidien)
- Free cash flow
Le flux de trésorerie disponible : l’argent qui reste une fois l’activité financée et les investissements payés. C’est ce que l’entreprise peut consacrer à rembourser ses dettes, verser des dividendes, racheter ses actions ou mettre de côté.
Expliqué dans Le tableau des flux de trésorerie : suivre l’argent (Lire les comptes d’une entreprise)
G
- Goodwill (écart d’acquisition)
Quand une entreprise en rachète une autre plus cher que la juste valeur de ses actifs nets, la différence est inscrite à l’actif sous le nom de goodwill. Elle représente ce que l’acheteur a payé en plus : clientèle, savoir-faire, synergies espérées.
Expliqué dans Repérer les signaux d’alerte (Lire les comptes d’une entreprise)
H
- Horizon de placement
La durée pendant laquelle vous êtes certain de ne pas avoir besoin d’un argent. Elle fixe la part de cet argent qu’il est raisonnable d’exposer aux actions.
Expliqué dans Le temps, meilleur allié face au risque (Les bases de l’investissement)
I
- Indicateur clé (KPI)
Un chiffre suivi chaque semaine ou chaque mois parce qu’il annonce le résultat : le nombre de commandes, le taux de transformation des devis, le délai moyen de paiement des clients. Un bon tableau de bord en compte peu, et chacun a un responsable.
Expliqué dans Construire un budget et suivre ses écarts (La finance pour les managers)
- Indicateur synthétique de risque
Une note de 1 à 7 qui combine les variations passées du produit et le risque que l’émetteur ne puisse pas payer. Un fonds monétaire est en général noté 1 ; un fonds d’actions mondiales, 4 ou 5 ; un fonds d’actions d’un seul pays émergent ou d’un secteur étroit peut monter à 6.
Expliqué dans Lire la fiche d’un placement : le document d’informations clés (Les bases de l’investissement)
- Indice boursier
Un panier de référence qui mesure l’évolution d’un marché : le CAC 40 pour 40 grandes valeurs françaises, le S&P 500 pour 500 grandes valeurs américaines, le MSCI World pour plus de 1 000 entreprises de pays développés.
Expliqué dans Actions, obligations, ETF : les briques de base (Les bases de l’investissement)
- Indice de prix et indice de rendement
L’indice de prix ne suit que les cours. L’indice de rendement (ou « dividendes réinvestis ») ajoute les dividendes versés. Le CAC 40 et le S&P 500 annoncés aux informations sont des indices de prix.
Expliqué dans Les indices boursiers : CAC 40, S&P 500, MSCI World (Comprendre la bourse)
- Indice de référence
Un indice, ou un mélange d’indices, qui représente ce qu’aurait rapporté une gestion passive de la même répartition. On l’appelle aussi benchmark.
Expliqué dans Suivre sa performance (Construire son portefeuille)
- Indice des prix à la consommation (IPC)
L’indice qui mesure le prix de ce panier. En France, il est publié par l’Insee. Pour la zone euro, Eurostat publie l’IPCH, l’indice harmonisé que vise la BCE. Aux États-Unis, le plus suivi est le CPI, même si la Fed privilégie un autre indice, le PCE. Le chiffre d’inflation annoncé est en général la variation de l’indice sur douze mois.
Expliqué dans L’inflation et vos placements (Macroéconomie et marchés)
- Influence commerciale
Le fait, pour une personne suivie en ligne, de promouvoir un produit ou un service contre une rémunération ou un avantage : de l’argent, un cadeau, un voyage. Dès qu’il y a contrepartie, c’est de la publicité, et la loi s’applique.
Expliqué dans 2023 : la France encadre les influenceurs qui vendent des placements (L’argent au quotidien)
- Information privilégiée
Une information précise, pas encore publique, qui ferait bouger le cours si elle était connue : des résultats avant leur publication, un projet de rachat, un gros contrat gagné ou perdu, une enquête en cours.
Expliqué dans Les règles du jeu : régulation et abus de marché (Finance de marché)
- Intérêts minoritaires
Quand une entreprise détient 80 % d’une filiale, elle intègre 100 % des ventes et de l’EBITDA de cette filiale dans ses comptes consolidés. Les 20 % restants appartiennent à d’autres actionnaires : leur valeur, les intérêts minoritaires, doit être retirée pour obtenir ce qui revient aux actionnaires de la maison mère.
Expliqué dans De la valeur d’entreprise à la valeur des actions (Valoriser une entreprise)
- Investissement programmé
Investir un montant fixe à intervalle régulier, par exemple 200 € le 5 de chaque mois, quel que soit le niveau du marché. Vous achetez plus de parts quand les prix sont bas, et moins quand ils sont hauts.
Expliqué dans Investir régulièrement et tenir son plan (Construire son portefeuille)
- Investisseur institutionnel
Un organisme qui place de très grosses sommes pour le compte d’autres personnes : un assureur avec l’argent des contrats d’assurance-vie, une caisse de retraite avec les cotisations, une société de gestion avec l’argent des fonds. Ce sont eux qui font l’essentiel des volumes, pas les particuliers.
Expliqué dans Qui fait les marchés : les acteurs et leurs métiers (Finance de marché)
- Investment grade et high yield
La frontière passe entre BBB− et BB+. Beaucoup de fonds et d’assureurs n’ont le droit d’acheter que des obligations notées BBB− ou mieux. Une entreprise qui passe sous cette barre, un « ange déchu », voit souvent ces investisseurs vendre en même temps, et son spread bondir.
Expliqué dans Le marché des taux et du crédit (Finance de marché)
J
- Jeton (token)
Une cryptomonnaie créée par une entreprise pour son propre usage. Sa valeur dépend presque entièrement de la confiance dans cette entreprise. Un bilan rempli de ses propres jetons, c’est un peu comme une entreprise qui prétendrait être riche parce qu’elle imprime ses propres bons d’achat.
Expliqué dans Novembre 2022 : la chute de FTX, la plateforme qui faisait de la publicité partout (L’argent au quotidien)
- Journal d’investissement
Une trace écrite de chaque décision : date, raison de l’achat ou de la vente, taille, stop prévu, résultat, et ce qu’on en retient. Il permet de juger ses décisions sur des faits, pas sur ses souvenirs.
Expliqué dans Écrire son plan de gestion du risque (Gérer son risque et tester une stratégie)
L
- LEP
Le Livret d’épargne populaire, réservé aux personnes dont le revenu fiscal ne dépasse pas un plafond. Son taux est le plus élevé des livrets réglementés. Beaucoup d’étudiants et de jeunes salariés y ont droit sans le savoir.
Expliqué dans Ses premières économies : livrets, puis placements (L’argent au quotidien)
- Levier
Investir plus que son propre argent en empruntant. Avec un levier de 25, 1 € de capital porte 25 € de positions : un gain de 1 % sur les positions rapporte 25 % sur le capital, une perte de 4 % l’efface entièrement.
Expliqué dans LTCM, 1998 : deux prix Nobel et trop de levier (Gérer son risque et tester une stratégie)
- Liquidité
La possibilité d’acheter ou de vendre vite sans faire bouger le prix. Elle dépend des ordres présents dans le carnet. Elle peut s’évaporer en quelques secondes, précisément quand tout le monde veut vendre.
Expliqué dans Le flash crash du 6 mai 2010 : quand un ordre stop vend à un centime (Comprendre la bourse) et Levier, liquidité, change : les risques qu’on ne voit pas (Gérer son risque et tester une stratégie)
- Lire un taux de change
EUR/USD = 1,10 signifie qu’un euro vaut 1,10 dollar. Si ce chiffre monte, l’euro se renforce et le dollar s’affaiblit ; s’il baisse, c’est le dollar qui se renforce.
Expliqué dans Devises et matières premières (Macroéconomie et marchés)
M
- Marge sur coûts variables
Le prix de vente moins le coût variable d’une unité. C’est ce que chaque vente apporte pour payer les charges fixes, puis pour faire du bénéfice. Rapportée au prix, elle donne un taux de marge.
Expliqué dans Marges et seuil de rentabilité (La finance pour les managers)
- Mise en production
Le moment où un programme modifié remplace l’ancien sur les machines qui travaillent pour de vrai. C’est l’étape la plus risquée : un test peut réussir sur une machine et échouer sur une autre configurée différemment.
Expliqué dans Knight Capital : 45 minutes, plus de 460 millions de dollars perdus (Du signal au robot : le trading algorithmique)
N
- Notionnel
Le montant qui sert à calculer les flux d’un dérivé, sans être lui-même échangé. Un swap de 100 millions d’euros de notionnel ne fait circuler que des intérêts calculés sur ces 100 millions. Le notionnel mesure la taille d’un marché, pas le risque réel, qui est bien plus petit.
Expliqué dans Swaps de taux et CDS : les dérivés des professionnels (Finance de marché)
O
- Opération sur titres
Un événement décidé par l’entreprise qui modifie ses actions ou ce qu’elles rapportent : versement d’un dividende, division de l’action, augmentation de capital, rachat d’actions, fusion.
Expliqué dans Dividendes, divisions et augmentations de capital (Comprendre la bourse)
- Option
Un contrat qui donne à son acheteur le droit, mais pas l’obligation, d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé, le prix d’exercice, jusqu’à une date donnée, l’échéance. En échange, l’acheteur verse au vendeur une prime. Le vendeur, lui, est obligé de s’exécuter si l’acheteur exerce son droit.
Expliqué dans Call et put : le droit, pas l’obligation (Options, futures et volatilité)
- Option de surallocation
Aussi appelée greenshoe. Si la demande est forte, les banques peuvent vendre jusqu’à 15 % de titres en plus du montant prévu. Pendant les trente jours qui suivent, elles peuvent racheter des actions en bourse pour soutenir le cours s’il baisse.
Expliqué dans Lever des capitaux : introductions en bourse et émissions d’obligations (Finance de marché)
P
- Paiement pour flux d’ordres
Une pratique de certains courtiers « sans frais » : ils envoient vos ordres à un intermédiaire qui les rémunère, au lieu de les envoyer à la bourse. Le prix obtenu peut être un peu moins bon. L’Union européenne a décidé en 2024 d’interdire cette pratique.
Expliqué dans Choisir son courtier sans se tromper (Comprendre la bourse)
- Paper trading
Faire tourner une stratégie en conditions réelles de marché, avec un portefeuille virtuel. Les prix sont réels, l’argent ne l’est pas.
Expliqué dans Tester une stratégie : backtest et paper trading (Gérer son risque et tester une stratégie)
- PASS
Le plafond annuel de la sécurité sociale : 48 060 € en 2026. Il est revalorisé chaque année, et la plupart des plafonds de l’épargne salariale et de la retraite en sont un pourcentage.
Expliqué dans Intéressement, participation, abondement : l’argent que verse l’entreprise (Épargne salariale et retraite)
- PEA jeune
Les jeunes de 18 à 25 ans rattachés au foyer fiscal de leurs parents peuvent ouvrir un plan d’épargne en actions, plafonné à 20 000 € de versements. Après cinq ans, les gains n’y supportent plus l’impôt sur le revenu, seulement les prélèvements sociaux.
Expliqué dans Ses premières économies : livrets, puis placements (L’argent au quotidien)
- PER (Price Earning Ratio)
Le cours de l’action divisé par le bénéfice par action. Un PER de 20 signifie qu’on paie vingt années du bénéfice actuel. Un PER de 200 suppose que le bénéfice va être multiplié bien des fois, et vite.
Expliqué dans Cisco en 2000 : une excellente entreprise, à un prix impossible (Valoriser une entreprise)
- PER et BPA
Le BPA (bénéfice par action) est le bénéfice net divisé par le nombre d’actions. Le PER (price earnings ratio, à ne pas confondre avec le plan d’épargne retraite) divise le cours par le BPA. Un PER de 15 signifie que vous payez 15 années de bénéfices actuels ; son inverse, 1 ÷ 15 ≈ 6,7 %, s’appelle le rendement bénéficiaire.
Expliqué dans Les multiples : PER, VE/EBITDA et compagnie (Valoriser une entreprise)
- Perte latente
Une perte qui existe sur le papier, parce que le titre vaut moins que son prix d’achat, mais qui n’est pas encore réalisée. Si on garde l’obligation jusqu’à l’échéance, on récupère le nominal. Si on doit la vendre avant, la perte devient réelle.
Expliqué dans Mars 2023 : Silicon Valley Bank, une faillite causée par le risque de taux (Finance de marché)
- Pire baisse (drawdown maximal)
La plus forte chute entre un plus haut et le plus bas qui suit, avant que le cours ne retrouve son sommet. Elle se mesure en pourcentage et en durée.
Expliqué dans Mesurer le risque : volatilité, pire baisse et VaR (Gérer son risque et tester une stratégie) et Une règle célèbre passée au crible : la moyenne 200 jours (Du signal au robot : le trading algorithmique)
- Plan 401(k)
Le plan d’épargne retraite d’entreprise le plus répandu aux États-Unis, l’équivalent d’un PER collectif. Le salarié y verse une part de son salaire, souvent complétée par l’employeur, et choisit ses placements parmi ceux proposés.
Expliqué dans Enron, 2001 : l’épargne retraite des salariés placée dans leur entreprise (Épargne salariale et retraite)
- PMI
L’indice des directeurs d’achat (Purchasing Managers’ Index) est tiré d’une enquête mensuelle auprès de responsables des achats d’entreprises, sur leurs commandes, leur production et leurs embauches. Il est publié notamment par S&P Global et, aux États-Unis, par l’ISM. Au-dessus de 50, l’activité progresse par rapport au mois précédent ; en dessous de 50, elle recule.
Expliqué dans Les cycles économiques (Macroéconomie et marchés)
- Pondération par la capitalisation
La plupart des indices donnent à chaque entreprise un poids proportionnel à sa valeur en bourse, en ne comptant que les actions réellement échangées (le flottant). Une entreprise qui vaut dix fois plus pèse dix fois plus.
Expliqué dans Les indices boursiers : CAC 40, S&P 500, MSCI World (Comprendre la bourse)
- Pouvoir de fixer ses prix
Une marge très élevée et stable signale une entreprise capable d’augmenter ses prix sans perdre ses clients. C’est la marque des grandes maisons de luxe : leurs clients n’achètent pas le produit le moins cher.
Expliqué dans Lire les comptes 2023 de LVMH en quelques chiffres (Lire les comptes d’une entreprise)
- Prélèvement forfaitaire unique
Souvent appelé « flat tax », il regroupe l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux sur les gains des placements financiers, pour un total de 31,4 % en 2026 : 12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux. Son taux évolue avec les lois de finances : vérifiez-le sur impots.gouv.fr.
Expliqué dans Frais, change et enveloppes fiscales (Comprendre la bourse)
- Prime de contrôle
Le supplément qu’un acheteur paie au-dessus du cours de bourse pour prendre le contrôle d’une entreprise. Il paie pour pouvoir tout décider : la stratégie, les dirigeants, les synergies avec ses autres activités. Les primes de 20 à 40 % sont courantes.
Expliqué dans LVMH rachète Tiffany : fixer un prix, puis le renégocier (Valoriser une entreprise)
- Prise ferme
L’engagement des banques d’acheter elles-mêmes les titres qui n’auraient pas trouvé preneur. L’émetteur est sûr de lever la somme prévue ; les banques prennent le risque et sont payées par une commission, souvent de l’ordre de quelques pourcents du montant pour une introduction en bourse.
Expliqué dans Lever des capitaux : introductions en bourse et émissions d’obligations (Finance de marché)
- Put protecteur
L’achat d’un put sur une action que l’on détient. Sous le prix d’exercice, chaque euro perdu sur l’action est regagné sur le put : la perte est plafonnée, en échange de la prime.
Expliqué dans Couvrir un portefeuille : put protecteur et call couvert (Options, futures et volatilité)
R
- Ratio CET1
Le ratio de solvabilité central des banques, fixé par les accords de Bâle. Le minimum réglementaire, avec le coussin obligatoire, est d’au moins 7 % ; les grandes banques européennes affichent souvent 12 % à 16 %. Plus il est haut, mieux la banque encaisse des pertes.
Expliqué dans Banques, assureurs, distributeurs : chaque secteur se lit autrement (Lire les comptes d’une entreprise)
- Réplication physique
L’ETF achète réellement les actions de l’indice, toutes ou un échantillon représentatif.
Expliqué dans Choisir un ETF : ce qu’il faut regarder (Construire son portefeuille)
- Réplication synthétique
L’ETF détient un autre panier d’actions et signe un contrat d’échange (swap) avec une banque, qui lui verse la performance de l’indice. La réglementation européenne limite l’exposition à cette banque à 10 % de la valeur du fonds.
Expliqué dans Choisir un ETF : ce qu’il faut regarder (Construire son portefeuille)
- Report (roll)
Revendre le contrat qui arrive à échéance et acheter le suivant. Un fonds qui suit le pétrole avec des contrats à terme doit le faire chaque mois. Quand le contrat suivant est plus cher, chaque report coûte de l’argent, même si le prix du pétrole ne bouge pas.
Expliqué dans Le 20 avril 2020, le pétrole à −37 dollars (Options, futures et volatilité)
- Responsabilité civile
L’assurance qui paie les dégâts que vous causez aux autres sans le vouloir : la fuite de votre machine à laver qui abîme l’appartement du dessous, le vélo qui renverse un piéton. Elle est presque toujours incluse dans l’assurance habitation.
Expliqué dans S’assurer sans payer pour rien (L’argent au quotidien)
- Reste à vivre
Ce qui reste une fois les dépenses fixes payées. C’est l’argent dont vous disposez vraiment pour vivre et épargner. Un loyer qui paraît raisonnable peut laisser un reste à vivre trop faible.
Expliqué dans Faire son budget, et s’y tenir (L’argent au quotidien)
- RIB et IBAN
Le RIB est le relevé qui identifie votre compte. L’IBAN, qui commence par FR76 en France, est le numéro à donner pour recevoir un salaire ou mettre en place un prélèvement. Le donner ne permet pas de retirer de l’argent ; il permet en revanche de demander un prélèvement, que vous pouvez contester.
Expliqué dans Son compte et sa carte, sans frais inutiles (L’argent au quotidien)
- Risque de marché
Le risque qui touche toutes les actions en même temps : récession, crise financière, hausse brutale des taux. On l’appelle aussi risque systématique.
Expliqué dans Diversifier : ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier (Les bases de l’investissement)
- Risque par position
La somme que vous acceptez de perdre si le stop-loss est touché, exprimée en pourcentage du capital total. Beaucoup de traders professionnels s’en tiennent à 0,5 % à 2 % par position.
Expliqué dans Combien investir par position ? (Gérer son risque et tester une stratégie)
- Risque spécifique
Le risque propre à une entreprise : un produit raté, un scandale, une mauvaise gestion, une faillite. Il touche une société sans toucher tout le marché.
Expliqué dans Diversifier : ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier (Les bases de l’investissement)
S
- Short squeeze
Quand une action très vendue à découvert monte, les vendeurs doivent racheter pour limiter leurs pertes. Leurs achats font encore monter le cours, ce qui force d’autres vendeurs à racheter. La hausse s’alimente elle-même.
Expliqué dans GameStop, janvier 2021 : anatomie d’un short squeeze (Comprendre la bourse)
- Slippage (glissement)
La différence entre le prix attendu et le prix réellement obtenu. Il augmente quand le marché bouge vite ou que la liquidité est faible.
Expliqué dans Les types d’ordres : marché, limite, stop (Comprendre la bourse)
- Stratégie automatisée
Un ensemble de règles écrites assez précisément pour qu’un programme puisse les appliquer seul : quand acheter, quand vendre, combien, et quand ne rien faire. Le robot n’est que l’outil qui exécute ces règles.
Expliqué dans Qu’est-ce qu’un robot de trading ? (Du signal au robot : le trading algorithmique)
T
- TAEG
Le taux annuel effectif global : le coût total du crédit, exprimé en pourcentage par an. Il inclut les intérêts et les frais obligatoires (dossier, assurance exigée). Il doit figurer sur chaque offre. C’est lui qu’il faut comparer, pas la mensualité.
Expliqué dans Le crédit sans se faire piéger (L’argent au quotidien)
- Taux de conversion
Le pourcentage du capital que l’assureur vous verse chaque année en rente. À 65 ans, il tourne souvent autour de 3,5 % à 4,5 % selon l’assureur, la table de mortalité et les options choisies. Il est plus élevé si l’on part plus tard.
Expliqué dans Rente ou capital : comment sortir de son épargne retraite (Épargne salariale et retraite)
- Taux de distribution
La part du bénéfice versée en dividendes (payout ratio en anglais). Un BPA de 5 € et un dividende de 2 € donnent un taux de distribution de 2 ÷ 5 = 40 %.
Expliqué dans Dividendes et rachats d’actions (Valoriser une entreprise)
- Taux directeur
Le taux d’intérêt fixé par la banque centrale pour ses opérations avec les banques. Il oriente tous les taux à court terme de l’économie. Pour la BCE, le plus suivi est le taux de la facilité de dépôt ; pour la Fed, la fourchette cible des fed funds.
Expliqué dans Taux d’intérêt et banques centrales (Macroéconomie et marchés) et 2021-2023 : le retour de l’inflation et la remontée des taux (Macroéconomie et marchés)
- Taux marginal d’imposition
Le taux de la tranche du barème dans laquelle tombe le dernier euro de votre revenu imposable. En 2026, sur les revenus de 2025, les taux sont de 0 %, 11 %, 30 %, 41 % et 45 % ; la tranche à 30 % commence à 29 580 € de revenu imposable par part. C’est à ce taux qu’une déduction fait économiser de l’impôt.
Expliqué dans Le PER : préparer sa retraite, et payer moins d’impôt ? (Épargne salariale et retraite)
- Taux neutre
Pour un premier emploi, l’administration ne connaît pas encore vos revenus : l’employeur applique un taux par défaut, qui dépend du seul montant du salaire. Pour un petit salaire, il vaut souvent 0 %. Vous pouvez choisir un taux personnalisé dans votre espace sur impots.gouv.fr.
Expliqué dans Son premier salaire et ses premiers impôts (L’argent au quotidien)
- Taux plein
Le taux maximal du régime de base, 50 %. On l’obtient avec le nombre de trimestres exigé pour sa génération, ou automatiquement à 67 ans. Partir plus tôt, sans assez de trimestres, applique une décote qui dure toute la retraite.
Expliqué dans Votre future retraite : combien, et à partir de quand ? (Épargne salariale et retraite)
- Taux réel
Le rendement d’un placement une fois l’inflation retirée. En première approximation : taux réel ≈ taux affiché − inflation. En 2022, le livret A rapportait en moyenne 1,38 % pour une inflation de 5,2 % : un taux réel d’environ −3,8 %.
Expliqué dans 10 000 € sur un livret A de 2020 à 2024 : plus d’euros, moins de pouvoir d’achat (Les bases de l’investissement)
- Tendance haussière
Une suite de sommets de plus en plus hauts et de creux de plus en plus hauts. La tendance baissière est l’inverse ; sans direction claire, on parle de marché sans tendance ou en range.
Expliqué dans Lire un graphique boursier (Comprendre la bourse)
- Test hors échantillon
On règle la stratégie sur une période, puis on la teste sur une autre période qu’elle n’a jamais vue. Si les résultats s’effondrent, les réglages décrivaient le hasard. La version répétée de ce test s’appelle le walk-forward.
Expliqué dans Tester une stratégie : backtest et paper trading (Gérer son risque et tester une stratégie)
V
- Valeur intrinsèque
L’estimation de ce que vaut une entreprise d’après l’argent qu’elle produira pour ses propriétaires sur toute sa durée de vie, ramené à aujourd’hui. Elle ne s’observe pas : elle se calcule, et deux analystes sérieux peuvent aboutir à deux chiffres différents.
Expliqué dans Valeur et prix : ce n’est pas la même chose (Valoriser une entreprise) et Ce qui fait le prix d’une option (Options, futures et volatilité)
- Value at Risk (VaR)
La perte qu’on ne dépasse que rarement sur une période donnée. Une VaR à 99 % sur un jour de −3 % signifie : une journée sur cent, en moyenne, la perte est pire que 3 %.
Expliqué dans Mesurer le risque : volatilité, pire baisse et VaR (Gérer son risque et tester une stratégie)
- Vérifier avant de payer
Un intermédiaire financier sérieux est inscrit sur un registre public : le registre de l’ORIAS pour les conseillers et courtiers, la liste REGAFI pour les banques, la liste de l’AMF pour les prestataires en cryptoactifs. L’AMF publie aussi des listes noires de sites non autorisés. Si un nom n’y figure pas, n’envoyez rien.
Expliqué dans Arnaques et « finfluenceurs » : garder la tête froide (L’argent au quotidien)
- Versement programmé
Un virement automatique, chaque mois, vers son placement. Il évite de chercher le « bon moment », achète davantage quand les prix sont bas, et transforme l’investissement en habitude.
Expliqué dans Passer à l’action : son premier investissement, étape par étape (Les bases de l’investissement)
- Vesting
Le calendrier selon lequel le salarié acquiert ses droits, souvent sur quatre ans : par exemple un quart au bout d’un an, puis le reste chaque mois. Quitter l’entreprise avant fait perdre la partie non acquise.
Expliqué dans Actions gratuites, stock-options et BSPCE : ce que vaut une part du capital (La finance pour les managers)
- VIX
Un indice calculé par la bourse de Chicago à partir du prix des options sur le S&P 500. Il mesure la volatilité que le marché attend pour les trente prochains jours, en pourcentage annuel. Calme : autour de 10 à 15. Inquiétude : 20 à 30. Panique : au-delà de 40.
Expliqué dans 5 février 2018 : le jour où vendre la volatilité a tout perdu (Options, futures et volatilité)
- Volatilité
L’ampleur habituelle des variations d’un prix, exprimée en pourcentage par an. Plus elle est élevée, plus le chemin est chaotique, à la hausse comme à la baisse.
Expliqué dans Rendement et risque : deux faces d’une même pièce (Les bases de l’investissement) et Mesurer le risque : volatilité, pire baisse et VaR (Gérer son risque et tester une stratégie)
- Volatilité implicite
La volatilité qu’il faut entrer dans un modèle de valorisation, comme celui de Black et Scholes, pour retrouver le prix auquel l’option se négocie. Elle ne se mesure pas, elle se déduit du prix : c’est l’anticipation du marché, assortie d’une prime de risque.
Expliqué dans La volatilité implicite, le prix de l’incertitude (Options, futures et volatilité)