Programme du parcours 0/10
Sur un an, la bourse ressemble à un pile ou face un peu favorable. Sur quinze ans, le tableau change complètement. C’est la raison pour laquelle on ne met en actions que l’argent dont on n’aura pas besoin avant longtemps.
1.Ce que dit l’histoire
Nous avons pris un ETF qui suit le S&P 500, réinvestis, et regardé toutes les périodes possibles entre janvier 1993 et décembre 2025, en commençant chaque mois. Pour chaque durée, voici la part des périodes gagnantes et le pire résultat, exprimé en moyenne par an :
| Durée de placement | Périodes gagnantes | Pire résultat, par an |
|---|---|---|
| 1 an | 82 % | −43 % |
| 5 ans | 85 % | −7 % |
| 10 ans | 91 % | −3 % |
| 15 ans | 100 % | +4 % |
| 20 ans | 100 % | +5 % |
Ces chiffres sont en dollars et ne tiennent pas compte des frais ni des impôts.
2.Ce que cela ne veut pas dire
- Le passé ne garantit rien. Ces chiffres décrivent un marché, le marché américain, sur une période qui lui a été favorable. Le CAC 40, hors dividendes, a mis plus de vingt ans à retrouver son niveau de l’an 2000.
- Le temps ne supprime pas les baisses. Il donne le temps de les traverser, à condition de ne pas vendre au plus bas.
- Une action isolée ne suit pas cette règle. Une entreprise peut faire faillite et ne jamais remonter. La règle vaut pour un portefeuille très diversifié.
3.L’horizon décide de la part en actions
Plus l’horizon est court, plus la part en actions doit être faible. L’argent d’un projet dans deux ans n’a rien à y faire ; celui de la retraite dans trente ans peut y être largement investi.