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Les bases de l’investissement

Rendement et risque : deux faces d’une même pièce

Objectif : Mesurer un risque avec la volatilité et la perte maximale, et comprendre pourquoi les pertes pèsent plus lourd que les gains.

  • Débutant
  • 7 min
  • 4 questions
  • Leçon 3 sur 10
Programme du parcours 0/10

Aucun placement ne promet à la fois un rendement élevé et l’absence de risque. Quand on vous présente les deux ensemble, méfiez-vous. Cette leçon donne deux outils simples pour regarder le risque en face.

1.La volatilité : l’amplitude des secousses

La volatilité mesure à quel point un prix s’écarte de sa moyenne. Une action très volatile peut gagner ou perdre plusieurs pourcents en une journée ; un livret, lui, ne bouge pas.

La volatilité n’est pas une perte en soi. Mais elle augmente la probabilité d’être en perte au moment précis où vous avez besoin de vendre.

2.La perte maximale, ou drawdown

Le drawdown est la baisse entre le point le plus haut atteint et le point le plus bas qui suit. C’est la mesure la plus parlante du risque : elle répond à la question « combien aurais-je pu perdre, au pire moment ? »

Quelques repères pour les actions américaines (indice S&P 500) :

CriseBaisse du plus haut au plus basDurée de la chute
Crise financière 2007-2009Environ −57 %17 mois
Covid, 2020Environ −34 %1 mois
Inflation et hausse des taux, 2022Environ −25 %9 mois

3.L’asymétrie des pertes

Voici le point que beaucoup découvrent trop tard : une perte demande un gain plus grand pour être effacée.

PerteGain nécessaire pour revenir au point de départ
−10 %+11 %
−20 %+25 %
−33 %+50 %
−50 %+100 %

C’est pourquoi limiter les grosses pertes compte souvent plus que chercher les gros gains.

Faites varier la perte pour mesurer l’effort qu’il faut ensuite :

Exercice interactifRemonter une perte
−50 %
7 %

Il vous reste

5 000 €

Gain pour revenir

+100 %

Temps de remontée

10,2 ans

10 000 €DépartAprès −50 %Après +100 %

La hausse s’applique à ce qui reste, pas à la somme de départ : après −50 %, il faut +100 % pour retrouver 10 000 €.

Rendement supposé constant chaque année, sans frais ni impôts. Dans la réalité, la remontée n’est ni régulière ni garantie.

Et vous, quelle baisse pourriez-vous supporter ? Le test « Quel investisseur êtes-vous ? » vous situe en trois minutes, sans compte.

4.Ce que le rendement espéré veut dire

Sur très longue période, les actions des grands marchés ont rapporté de l’ordre de 6 à 7 % par an après inflation, mais avec des décennies entières bien pires et des chutes de plus de 50 %. Une moyenne historique n’est pas une promesse : les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

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