Programme du parcours 0/10
On ne passe pas d’ordre en bourse sans courtier. Le choix compte : il fixe les frais, les enveloppes disponibles, les ordres possibles, et la protection de votre argent si quelque chose tourne mal.
1.Étape 1 : vérifier qu’il est autorisé
Un courtier qui propose ses services en France doit être agréé, en France ou dans un autre pays européen. Deux réflexes :
- Chercher son nom dans le registre REGAFI (Banque de France), qui recense les établissements autorisés.
- Consulter les listes noires de l’AMF, qui signalent les sites proposant des placements sans autorisation.
2.Étape 2 : comparer les frais réels
| Frais | Où les trouver |
|---|---|
| Courtage par ordre | Grille tarifaire, souvent selon le montant et la bourse |
| Change de devise | Pour les actions étrangères, en pourcentage du montant |
| Frais de garde ou d’inactivité | Grille tarifaire, souvent en bas de page |
| Frais de transfert | Le coût pour partir vers un autre courtier |
Calculez le coût de votre usage réel : quelqu’un qui investit 100 € par mois dans un ETF n’a pas les mêmes besoins qu’un client qui passe de gros ordres sur des actions américaines.
3.Étape 3 : vérifier les enveloppes et les services
- Propose-t-il un PEA ? Beaucoup de courtiers étrangers ne le font pas.
- Fournit-il un imprimé fiscal unique prérempli chaque année ? Un courtier établi hors de France vous laisse parfois tout déclarer seul, en plus du compte à déclarer.
- Permet-il les ordres dont vous avez besoin (à cours limité, stop) et les versements programmés ?
4.Ce qui protège vos titres
Chez un courtier agréé, vos titres restent votre propriété : ils sont conservés à part et ne servent pas à payer ses dettes s’il fait faillite. En France, le Fonds de garantie des dépôts et de résolution couvre en plus jusqu’à 70 000 € de titres et 100 000 € d’espèces par client et par établissement, si des titres venaient à manquer.