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Épargne salariale et retraite

Gestion libre ou pilotée : moins de risque à l’approche du but

Objectif : Comprendre pourquoi la part d’actions doit baisser quand l’échéance approche, et comment fonctionne la gestion pilotée d’un PER ou d’une assurance-vie.

  • Débutant
  • 5 min
  • 4 questions
  • Leçon 7 sur 10
Programme du parcours 0/10

Sur un PER, une assurance-vie ou un PEE, il faut décider comment l’argent est réparti entre placements risqués et placements prudents. Soit vous le faites vous-même, c’est la gestion libre. Soit vous le confiez au gestionnaire, qui suit une grille fixée à l’avance : c’est la gestion pilotée, ou gestion sous mandat.

1.Le même krach, à 35 ans et à 63 ans

Une forte baisse n’a pas le même effet selon le moment où elle arrive. À 35 ans, il reste trente ans pour qu’elle se répare, et vos versements futurs achètent à bas prix. À 63 ans, l’argent doit servir bientôt : la perte risque de devenir définitive.

Voici ce qu’ont perdu trois portefeuilles entre fin octobre 2007 et fin février 2009, sur le marché américain, réinvestis, avec un rééquilibrage chaque mois :

PortefeuillePerte, 2007-2009Rendement par an, 2003-2026
100 % actions−50,8 %11,3 %
60 % actions, 40 % obligations−32,3 %8,2 %
30 % actions, 70 % obligations−14,8 %5,6 %

Les actions rapportent davantage sur la durée, mais leurs chutes sont profondes. Le bon mélange dépend surtout du temps qui reste avant de toucher à l’argent.

2.Comment fonctionne la gestion pilotée

En gestion pilotée, vous choisissez un profil : prudent, équilibré ou dynamique. Le gestionnaire répartit l’argent selon ce profil et votre horizon, puis l’ajuste au fil des années sans que vous ayez à intervenir. Sur un PER, c’est la gestion par défaut, en profil équilibré.

Ses avantages : elle empêche d’oublier son contrat pendant vingt ans avec une répartition qui ne convient plus, et elle évite de vendre sous le coup de la peur. Son coût : des frais en plus sur certains contrats, et des fonds choisis par le gestionnaire, pas toujours les moins chers.

3.Les deux erreurs opposées

  • Tout en placement prudent dès 30 ans. Avec un ou un fonds en euros qui rapporte à peu près l’inflation, l’épargne ne grandit presque pas. Sur trente ans, c’est souvent la plus coûteuse des erreurs, parce qu’elle ne se voit pas.
  • Tout en actions à deux ans de l’échéance. Une baisse comme celle de 2008 peut alors amputer de moitié l’argent dont on a besoin tout de suite.

4.Gestion libre : quelques règles

Si vous gérez vous-même, fixez une répartition cible selon votre horizon et notez-la. Une fois par an, revenez à cette cible en vendant ce qui a monté et en renforçant ce qui a baissé. Et réduisez la part d’actions par étapes à partir d’une dizaine d’années avant l’échéance, plutôt que d’un coup.

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