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Le jour de la retraite, l’épargne accumulée doit se transformer en revenu. Sur un PER, trois choix sont possibles : tout retirer en capital, le retirer en plusieurs fois, ou le convertir en rente à vie. Ce choix compte autant que les trente ans de placement qui l’ont précédé.
1.La rente : un revenu garanti, à vie
L’assureur vous verse une somme chaque mois jusqu’à votre décès, quoi qu’il arrive aux marchés. En échange, le capital lui appartient : il ne revient pas à vos héritiers, sauf option.
La rente est une assurance contre le risque de vivre très longtemps : on ne peut pas l’épuiser. Ses défauts : elle est en général définitive, elle ne suit pas toujours l’inflation, et une réversion au conjoint survivant ou des annuités garanties la font baisser.
2.Le capital : la liberté, et deux risques
Retirer son épargne en capital laisse tout possible : rembourser un prêt, aider ses enfants, garder l’argent placé et retirer un peu chaque année. Mais il faut alors gérer soi-même deux risques.
Vivre plus longtemps que son épargne. Une règle souvent citée, tirée d’études américaines, dit qu’en retirant 4 % du capital la première année, puis le même montant revalorisé de l’inflation, un portefeuille mixte a tenu trente ans dans la plupart des périodes historiques. Ce n’est qu’un repère, pas une garantie.
Les mauvaises années au mauvais moment. Quand on retire de l’argent chaque année, l’ordre des rendements compte, même si leur moyenne est la même.
C’est pourquoi on réduit en général la part d’actions à l’approche de la retraite, et pourquoi beaucoup gardent deux ou trois ans de retraits sur un support sans risque, pour ne pas vendre en pleine baisse.
3.Ce que l’impôt en prend
| Sortie | Versements déduits à l’entrée | Versements non déduits |
|---|---|---|
| En capital | Versements au barème, gains au prélèvement forfaitaire unique | Gains seuls au prélèvement forfaitaire unique |
| En rente | Imposée comme une pension, après abattement de 10 % | Une fraction seulement, 40 % si la rente démarre entre 60 et 69 ans |
Retirer le capital en plusieurs fois, sur plusieurs années, évite d’ajouter d’un coup tous les versements déduits à un seul revenu annuel, et donc de monter dans le barème.