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Gérer son risque et tester une stratégie

Tester une stratégie : backtest et paper trading

Objectif : Savoir ce qu’un backtest prouve, ce qu’il cache, et pourquoi s’entraîner en argent virtuel avant d’engager de l’argent réel.

  • Avancé
  • 5 min
  • 4 questions
  • Leçon 7 sur 10
Programme du parcours 0/10

Avant de confier de l’argent à une stratégie, manuelle ou automatique, on veut savoir si elle fonctionne. Deux outils existent : le backtest, qui la rejoue sur le passé, et le paper trading, qui la fait tourner en direct avec de l’argent virtuel. Aucun des deux n’est une preuve ; ensemble, ils évitent beaucoup d’illusions.

1.Le backtest

Un backtest bien fait répond à des questions précises : la stratégie a-t-elle gagné de l’argent ? Quelle a été sa pire perte ? Combien d’opérations a-t-elle faites, et combien ont coûté les frais ?

2.Les pièges d’un backtest

  • Le biais du survivant : tester sur les entreprises qui existent aujourd’hui oublie celles qui ont fait faillite ou ont disparu des indices. Le passé paraît plus rose qu’il ne l’était.
  • Le surapprentissage (overfitting) : à force d’ajuster les réglages pour que la courbe passée soit belle, on finit par décrire le hasard du passé plutôt qu’une vraie régularité. La stratégie s’effondre ensuite sur des données nouvelles.
  • Les frais oubliés : un backtest sans frais réalistes, sans spread ni ordres non exécutés, surestime toujours le résultat.
  • Le biais d’anticipation : utiliser sans le vouloir une information qui n’était pas encore connue à la date simulée, comme un cours de clôture pour décider d’un achat le matin même.

3.Toujours comparer à une référence

Un backtest à +8 % par an semble bon. Mais si, sur la même période, acheter un ETF S&P 500 et ne plus y toucher rapportait +15 % par an, la stratégie a fait moins bien qu’une solution simple et peu coûteuse. Comparez toujours à un , sur la même période et avec la même prise de risque.

4.Le paper trading

Le paper trading teste ce qu’un backtest ne voit pas : les ordres réellement exécutés ou non, les données en direct, les pannes, et votre propre réaction face aux pertes, même virtuelles. Ses limites : l’exécution y est souvent un peu plus favorable qu’en réel, et perdre de l’argent virtuel ne fait pas le même effet.

5.Une démarche raisonnable

  1. 1.Écrire des règles précises.
  2. 2.Les backtester avec des frais réalistes, et les comparer à un indice.
  3. 3.Vérifier hors échantillon que les réglages tiennent.
  4. 4.Faire tourner plusieurs semaines en paper trading.
  5. 5.Seulement ensuite, envisager de petites sommes réelles.