Programme du parcours 0/10
Les règles de risque les plus solides ne servent à rien si on les invente au moment où le marché chute. Le plan de gestion du risque les fixe à froid, par écrit. Le jour où tout va mal, il n’y a plus à réfléchir : il suffit d’appliquer.
1.Les cinq questions du plan
- 1.Combien par position ? La perte acceptée si le stop est touché, en pourcentage du capital.
- 2.Combien par thème ? Le risque total accepté sur un même secteur, pays ou devise.
- 3.Combien au total ? La part maximale du capital investie en même temps, et le levier autorisé (souvent : aucun).
- 4.Quand s’arrêter ? La perte globale qui déclenche une pause, et ce qu’on fait pendant cette pause.
- 5.Quand revoir le plan ? Une date fixe, pas un mouvement de marché.
2.Le journal : la mémoire du plan
Le journal sert à distinguer une mauvaise décision d’une décision malchanceuse. Un stop touché sur une position bien dimensionnée, prise pour une bonne raison, n’est pas une erreur. Une position doublée « pour se refaire », contre ses propres règles, en est une, même si elle finit par gagner.
3.Tester le plan avant d’en avoir besoin
Reprenez la historique de vos placements et appliquez-la à votre portefeuille. Si le S&P 500 refaisait −57 % et vos actions isolées −70 %, combien perdriez-vous en euros ? Pourriez-vous l’accepter sans tout vendre au plus bas ? Si la réponse est non, le plan prend trop de risque, quelle que soit la beauté des rendements espérés.