Programme du parcours 0/10
Les marchés ne punissent pas seulement les mauvaises analyses. Ils punissent aussi les réflexes humains les plus naturels. La finance comportementale, développée notamment par Daniel Kahneman et Amos Tversky, a décrit ces biais avec précision.
1.L’aversion à la perte
Perdre 100 € fait plus mal que gagner 100 € ne fait plaisir : selon les travaux de Kahneman et Tversky, une perte pèse environ deux fois plus lourd qu’un gain de même taille. Conséquence : on prend des décisions pour éviter la douleur de constater une perte, plutôt que pour maximiser le résultat.
2.L’effet de disposition
3.L’excès de confiance
Après quelques succès, on attribue ses gains à son talent et ses pertes à la malchance. On augmente alors les montants, on multiplie les opérations… et les frais. Les études sur les comptes de particuliers montrent que ceux qui échangent le plus obtiennent en moyenne les moins bons résultats.
4.Le biais de confirmation
On cherche, et on retient, les informations qui confirment ce qu’on pense déjà. Avoir acheté une action pousse à lire surtout les bonnes nouvelles qui la concernent.
5.La peur de rater le train
Quand une action ou un thème s’envole et que tout le monde en parle, la peur de manquer la hausse (le FOMO, fear of missing out) pousse à acheter tard, souvent près du sommet. À l’inverse, la panique pousse à vendre près du creux.
6.L’ancrage
On reste accroché à un prix de référence, souvent son prix d’achat : « je vendrai quand elle reviendra à 50 € ». Le marché, lui, ignore totalement le prix auquel vous avez acheté.
7.Comment s’en protéger
- Écrire ses règles avant d’agir : pourquoi j’achète, où est mon stop, quand je vends.
- Dimensionner chaque position pour qu’aucune perte ne soit insupportable.
- Tenir un journal de ses décisions et le relire.
- Automatiser ce qui peut l’être : un programme applique ses règles sans peur ni euphorie. Il ne supprime pas le risque, mais il supprime l’improvisation.