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Gérer son risque et tester une stratégie

Mesurer le risque : volatilité, pire baisse et VaR

Objectif : Mettre des chiffres sur le risque d’un placement avant d’y engager de l’argent.

  • Avancé
  • 7 min
  • 4 questions
  • Leçon 1 sur 10
Programme du parcours 0/10

« Cette action est risquée » ne veut pas dire grand-chose tant qu’on ne dit pas de combien. Trois mesures simples permettent de comparer les placements entre eux : la volatilité, la pire baisse historique et la perte journalière qu’on dépasse rarement.

1.La volatilité : l’amplitude des secousses

Calculée sur les cours quotidiens de 2015 à 2025 :

PlacementVolatilité annuelle
Obligations américaines diversifiées (ETF AGG)environ 5 %
Indice S&P 500environ 18 %
Indice CAC 40environ 18 %
Action LVMHenviron 28 %
Action BNP Paribasenviron 31 %
Action Teslaenviron 58 %

Une règle d’ordre de grandeur : deux années sur trois environ, le résultat d’un placement tombe dans une fourchette de plus ou moins une volatilité autour de sa moyenne. Avec 18 % de volatilité, une année à −10 % n’a rien d’exceptionnel. Avec 58 %, une année à −40 % non plus.

2.La pire baisse : ce que vous auriez vraiment vécu

La volatilité mesure les secousses habituelles. Elle ne dit pas jusqu’où la chute peut aller. Pour cela, on regarde la pire baisse historique.

Indice (hors dividendes)Pire baisse depuis 2000Retour au sommet
S&P 500−57 % (oct. 2007 → mars 2009)mars 2013, 5 ans et demi après le sommet
CAC 40−65 % (sept. 2000 → mars 2003)novembre 2021, plus de 21 ans après

Les actions isolées font pire : Apple a perdu 82 % entre mars 2000 et avril 2003, BNP Paribas 75 % entre 2007 et 2009, LVMH 70 % entre 2000 et 2001. La question utile n’est donc pas seulement « combien puis-je gagner ? », mais « pourrais-je supporter de voir mon placement divisé par deux, puis attendre des années ? ».

Exercice interactifRemonter une perte
−50 %
7 %

Il vous reste

5 000 €

Gain pour revenir

+100 %

Temps de remontée

10,2 ans

10 000 €DépartAprès −50 %Après +100 %

La hausse s’applique à ce qui reste, pas à la somme de départ : après −50 %, il faut +100 % pour retrouver 10 000 €.

Rendement supposé constant chaque année, sans frais ni impôts. Dans la réalité, la remontée n’est ni régulière ni garantie.

3.La VaR : la mauvaise journée ordinaire

La VaR dit où commence la zone rouge, pas jusqu’où elle va. Les banques l’utilisent, mais les crises se jouent précisément dans le 1 % qu’elle ne décrit pas.

Quiz · 4 questions

Vérifiez vos acquis

  1. Question 1 sur 4

    Une action a une volatilité annuelle de 58 %, un indice de 18 %. Qu’en conclure ?

  2. Question 2 sur 4

    Que mesure la pire baisse historique (drawdown maximal) ?

  3. Question 3 sur 4

    La VaR à 99 % sur un jour d’un portefeuille est de −3 %. Que signifie ce chiffre ?

  4. Question 4 sur 4

    Après sa chute de 2000 à 2003, combien de temps le CAC 40 (hors dividendes) a-t-il mis à retrouver son sommet ?

Répondez aux questions pour terminer la leçon. Sans compte, la progression reste sur cet appareil