Programme du parcours 0/10
Le cours d’une action ne montre qu’une partie du risque. Plusieurs dangers restent invisibles jusqu’au jour où ils se déclenchent : l’argent emprunté, la difficulté à vendre, la devise et la solidité de l’intermédiaire.
1.Le levier : gains et pertes multipliés
| Levier | Baisse du marché qui efface votre mise |
|---|---|
| 1 (sans levier) | −100 % |
| 2 | −50 % |
| 5 | −20 % |
| 20 | −5 % |
Avec un levier de 20, une baisse de 5 %, banale sur une semaine agitée, fait disparaître tout l’argent engagé. Bien avant, le courtier réclame des fonds ou ferme la position : c’est l’appel de marge.
Pour les particuliers, l’Europe encadre les CFD depuis 2018 (décisions de l’ESMA, reprises en France par l’AMF) : levier plafonné à 30 sur les grandes devises, 20 sur les grands indices, 5 sur les actions, 2 sur les cryptoactifs ; position fermée quand la garantie tombe à 50 % ; interdiction de perdre plus que le solde du compte. Chaque courtier doit aussi afficher la part de ses clients qui perdent de l’argent : elle dépasse en général 70 %.
2.La liquidité : pouvoir vendre au bon prix
Le risque de liquidité se voit à l’écart entre le meilleur prix d’achat et le meilleur prix de vente (le spread) et au volume échangé chaque jour. Il grossit en crise : les acheteurs disparaissent quand tout le monde veut vendre. Certains fonds peuvent même suspendre les retraits quand leurs actifs deviennent trop difficiles à vendre. Un stop sur une valeur peu liquide peut s’exécuter très loin de son niveau.
3.Le change : la devise compte autant que l’action
Quand un épargnant en euros achète des actions américaines, il fait deux paris : sur les actions et sur le dollar.
| Année | S&P 500 en dollars | Le même placement en euros |
|---|---|---|
| 2014 | +15 % | +30 % (le dollar a monté) |
| 2017 | +21 % | +6 % (le dollar a baissé) |
| 2025 | +18 % | +4 % (le dollar a baissé) |
Ces chiffres incluent les et reprennent les cours du premier au dernier jour de bourse de chaque année. Une baisse du dollar peut effacer l’essentiel d’une belle année ; certains ETF « couverts en euros » neutralisent ce risque, moyennant un petit coût.
4.La contrepartie : à qui confiez-vous votre argent ?
Le risque de contrepartie est celui que l’intermédiaire (courtier, plateforme, émetteur d’un produit) fasse défaut. En France, les titres déposés chez un établissement agréé restent à vous s’il fait faillite, et le Fonds de garantie des dépôts et de résolution couvre en plus jusqu’à 70 000 € de titres et 100 000 € d’espèces par client et par établissement. Une plateforme non agréée n’offre aucune de ces protections : vérifiez toujours qu’elle figure sur les listes de l’AMF et de l’ACPR.