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Gérer son risque et tester une stratégie

Levier, liquidité, change : les risques qu’on ne voit pas

Objectif : Repérer les risques qui ne se lisent pas sur le cours d’une action mais peuvent coûter très cher.

  • Avancé
  • 5 min
  • 4 questions
  • Leçon 5 sur 10
Programme du parcours 0/10

Le cours d’une action ne montre qu’une partie du risque. Plusieurs dangers restent invisibles jusqu’au jour où ils se déclenchent : l’argent emprunté, la difficulté à vendre, la devise et la solidité de l’intermédiaire.

1.Le levier : gains et pertes multipliés

LevierBaisse du marché qui efface votre mise
1 (sans levier)−100 %
2−50 %
5−20 %
20−5 %

Avec un levier de 20, une baisse de 5 %, banale sur une semaine agitée, fait disparaître tout l’argent engagé. Bien avant, le courtier réclame des fonds ou ferme la position : c’est l’appel de marge.

Pour les particuliers, l’Europe encadre les CFD depuis 2018 (décisions de l’ESMA, reprises en France par l’AMF) : levier plafonné à 30 sur les grandes devises, 20 sur les grands indices, 5 sur les actions, 2 sur les cryptoactifs ; position fermée quand la garantie tombe à 50 % ; interdiction de perdre plus que le solde du compte. Chaque courtier doit aussi afficher la part de ses clients qui perdent de l’argent : elle dépasse en général 70 %.

2.La liquidité : pouvoir vendre au bon prix

Le risque de liquidité se voit à l’écart entre le meilleur prix d’achat et le meilleur prix de vente (le spread) et au volume échangé chaque jour. Il grossit en crise : les acheteurs disparaissent quand tout le monde veut vendre. Certains fonds peuvent même suspendre les retraits quand leurs actifs deviennent trop difficiles à vendre. Un stop sur une valeur peu liquide peut s’exécuter très loin de son niveau.

3.Le change : la devise compte autant que l’action

Quand un épargnant en euros achète des actions américaines, il fait deux paris : sur les actions et sur le dollar.

AnnéeS&P 500 en dollarsLe même placement en euros
2014+15 %+30 % (le dollar a monté)
2017+21 %+6 % (le dollar a baissé)
2025+18 %+4 % (le dollar a baissé)

Ces chiffres incluent les et reprennent les cours du premier au dernier jour de bourse de chaque année. Une baisse du dollar peut effacer l’essentiel d’une belle année ; certains ETF « couverts en euros » neutralisent ce risque, moyennant un petit coût.

4.La contrepartie : à qui confiez-vous votre argent ?

Le risque de contrepartie est celui que l’intermédiaire (courtier, plateforme, émetteur d’un produit) fasse défaut. En France, les titres déposés chez un établissement agréé restent à vous s’il fait faillite, et le Fonds de garantie des dépôts et de résolution couvre en plus jusqu’à 70 000 € de titres et 100 000 € d’espèces par client et par établissement. Une plateforme non agréée n’offre aucune de ces protections : vérifiez toujours qu’elle figure sur les listes de l’AMF et de l’ACPR.

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