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La finance pour les managers

Actions gratuites, stock-options et BSPCE : ce que vaut une part du capital

Objectif : Comprendre les principales formes d’actionnariat salarié, leurs conditions et leurs risques.

  • Intermédiaire
  • 5 min
  • 4 questions
  • Leçon 8 sur 10
Programme du parcours 0/10

De plus en plus d’entreprises proposent à leurs salariés une part de leur capital, en plus du salaire. C’est une façon de les associer à la réussite, et de les fidéliser. Encore faut-il savoir ce que l’on reçoit vraiment.

1.Quatre formes principales

FormeCe que le salarié reçoitPour qui le plus souvent
Achat d’actions avec décoteLe droit d’acheter des actions moins cher, souvent via le PEEGrandes entreprises cotées
Actions gratuites (AGA)Des actions remises sans rien payer, après une période d’acquisitionCadres et salariés clés
Stock-optionsLe droit d’acheter plus tard des actions à un prix fixé aujourd’huiDirigeants, cadres
BSPCEDes bons pour acheter des actions à un prix fixé, réservés aux jeunes sociétésSalariés de start-up

2.Les actions gratuites

L’entreprise attribue des actions, mais elles ne deviennent la propriété du salarié qu’après une période d’acquisition d’au moins un an, souvent sous condition de présence et parfois de performance. Une période de conservation peut suivre ; les deux réunies durent au moins deux ans. Quitter l’entreprise avant la fin de l’acquisition fait en général tout perdre.

3.Stock-options et BSPCE : un droit, pas une action

Les stock-options et les BSPCE fonctionnent comme une option d’achat : le salarié peut acheter des actions à un prix d’exercice fixé à l’attribution. Le gain dépend de l’écart entre la valeur de l’action au moment de l’exercice et ce prix.

4.Les risques à garder en tête

  • Le salaire et l’épargne dépendent de la même entreprise. Si elle va mal, on peut perdre son emploi et la valeur de ses actions en même temps. C’est ce qui est arrivé aux salariés d’Enron en 2001.
  • Une start-up non cotée ne se revend pas facilement : les BSPCE ne valent quelque chose qu’en cas de rachat ou d’introduction en bourse.
  • La fiscalité est complexe : elle dépend de la forme, de la date d’attribution, de l’ancienneté et de la durée de détention, et les règles ont changé plusieurs fois. Elle est précisée dans le règlement du plan ; un conseiller fiscal peut aider avant d’exercer ou de vendre.