Programme du parcours 0/10
Pour financer un projet, une entreprise a trois grandes options : utiliser l’argent qu’elle a gagné, emprunter, ou faire entrer de nouveaux associés. Chacune a un prix, et pas seulement en euros.
1.L’autofinancement
Le bénéfice gardé dans l’entreprise, au lieu d’être versé en . C’est l’argent le plus simple : pas d’intérêt, pas de nouvel associé. Mais il est limité, et il a un coût caché : les actionnaires attendent un rendement sur l’argent qu’ils laissent dans l’entreprise.
2.La dette
| Solution | Pour quoi | À savoir |
|---|---|---|
| Prêt bancaire | Un investissement durable : machine, locaux, rachat | Remboursé avec intérêts, souvent avec des garanties |
| Crédit-bail (leasing) | Un équipement ou un véhicule | L’entreprise loue le bien, et peut l’acheter à la fin |
| Affacturage | La trésorerie | Une société avance l’argent des factures clients, contre une commission |
| Découvert, facilités de caisse | Un creux de trésorerie de quelques jours | Cher, à ne pas utiliser durablement |
| Prêts publics | Innovation, création, export | Bpifrance prête ou garantit une partie des prêts bancaires |
3.Le capital
Vendre une partie de l’entreprise à de nouveaux associés : des proches, des business angels, des fonds de capital-risque, puis, plus tard, la bourse.
- Pas de remboursement ni d’intérêt. Si le projet échoue, les associés perdent leur mise.
- Mais une dilution. Les fondateurs détiennent une part plus petite de l’entreprise, et partagent les décisions.
4.Quel financement pour quel besoin
La règle d’or : financer un besoin long par une ressource longue. Une machine qui servira dix ans se finance par un prêt ou du capital, pas par un découvert. Un pic de stock avant Noël se finance par une ressource courte.