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Macroéconomie et marchés

PIB, croissance et emploi : ce que mesure l’économie

Objectif : Comprendre ce que mesure le PIB, ce qu’est une récession, et pourquoi la Bourse ne suit pas l’économie au jour le jour.

  • Intermédiaire
  • 5 min
  • 4 questions
  • Leçon 3 sur 10
Programme du parcours 0/10

Chaque trimestre, l’Insee publie la croissance de la France, et les journaux titrent sur « +0,2 % » ou « −0,1 % ». Derrière ce chiffre se cache le plus suivi de tous les indicateurs : le produit intérieur brut.

1.Ce que mesure le PIB

Le PIB mesure la valeur de tout ce qui est produit dans un pays en un an, une fois retirés les achats intermédiaires. On peut le lire de trois façons qui donnent le même total : la production, les revenus qu’elle distribue, ou les dépenses qui l’achètent. C’est cette dernière qui parle le plus aux investisseurs.

ComposanteCe qu’elle recouvre
Consommation des ménagesCourses, logement, loisirs, services : à peu près la moitié du PIB en France
InvestissementMachines et bâtiments des entreprises, logements neufs achetés par les ménages
Dépenses publiquesSalaires des fonctionnaires, achats de l’État et des collectivités
Exportations moins importationsCe que le reste du monde achète, moins ce que l’on achète au reste du monde

2.Récession : deux définitions

En Europe, on parle souvent de récession après deux trimestres de baisse du PIB d’affilée. Aux États-Unis, un comité d’économistes, le NBER, la date après coup en regardant aussi l’emploi, les revenus et la production industrielle : il lui faut parfois un an pour la déclarer.

En 2020, avec le confinement, le PIB de la France a reculé d’environ 7,5 % en un an, la plus forte baisse depuis la Seconde Guerre mondiale.

3.L’emploi, le thermomètre que suivent les banques centrales

Le taux de chômage réagit avec retard : les entreprises embauchent après la reprise et licencient après le ralentissement. Mais il compte beaucoup pour les marchés, parce que les banques centrales le surveillent. Aux États-Unis, la Fed a même un double mandat : la stabilité des prix et le plein emploi. Un marché du travail très tendu fait craindre des hausses de salaires, donc d’inflation, donc de taux.

4.La Bourse n’est pas l’économie

On pourrait croire qu’une forte croissance fait monter les actions. Le lien est bien plus lâche.

Trois raisons expliquent ce décalage :

  • La Bourse anticipe : elle réagit à ce qu’elle attend pour les années suivantes, pas au trimestre qui vient de s’achever.
  • Les entreprises cotées ne sont pas l’économie : les grands groupes du CAC 40 réalisent une grande part de leurs ventes hors de France.
  • Les taux comptent autant que la croissance : une croissance faible avec des taux qui baissent peut faire monter les actions.

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