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Options, futures et volatilité

Turbos, warrants et CFD : le levier vendu aux particuliers

Objectif : Comprendre comment fonctionnent les produits à effet de levier proposés aux particuliers, et ce que les régulateurs ont mesuré de leurs résultats.

  • Avancé
  • 5 min
  • 4 questions
  • Leçon 7 sur 10
Programme du parcours 0/10

Les options et les contrats à terme se négocient surtout entre professionnels. Pour les particuliers, les banques et les courtiers ont créé des produits plus simples d’accès, qui donnent le même avec de petites mises. Ils sont faciles à acheter en quelques clics, et c’est précisément ce qui inquiète les régulateurs.

1.Le warrant : une option emballée pour le particulier

Un warrant est une option émise par une banque et cotée en Bourse comme une action. On l’achète et on le revend à la banque qui l’a émis, qui en assure la cotation. Son prix suit les mêmes règles qu’une option : , valeur temps, (voir Ce qui fait le prix d’une option). On ne peut pas perdre plus que sa mise, mais la valeur temps s’use chaque jour.

2.Le turbo : un levier avec une barrière

Un turbo suit le sous-jacent presque euro pour euro, avec une mise bien plus petite. En échange, il a une barrière désactivante : si le cours la touche, ne serait-ce qu’un instant, le turbo s’arrête et ne vaut plus rien, ou presque.

Plus la barrière est proche, plus le levier est fort, et plus elle a de chances d’être touchée. Sur un indice qui bouge de 1 % par jour en moyenne, une barrière à 5 % peut être franchie en quelques semaines.

3.Le CFD : un contrat sur la différence

Un CFD (contract for difference) est un contrat avec un courtier : vous recevez la hausse du sous-jacent, ou vous payez sa baisse, en ne déposant qu’une marge. Il n’y a ni échéance ni barrière, mais des appels de marge, et des frais de financement chaque nuit tant que la position reste ouverte.

4.Ce que les régulateurs ont mesuré

ÉtudeCe qu’elle a trouvé
AMF, 2014, forex et CFD de 2009 à 201289 % des clients perdants, une perte moyenne d’environ 10 900 €
AFM, régulateur néerlandais, turbos de 2017-201868 % des particuliers perdants, une perte moyenne de 2 680 €

Les deux études relèvent la même chose : plus le levier est fort et plus les clients font d’opérations, plus leurs pertes sont élevées.

Depuis 2018, l’ESMA, puis l’AMF, limitent le levier des CFD vendus aux particuliers : 30 fois au plus sur les grandes devises, 20 sur les grands indices, 5 sur une action, 2 sur les cryptomonnaies. Le compte ne peut plus devenir négatif, et chaque courtier doit afficher le pourcentage de ses clients qui perdent de l’argent.